Let’s do magic with Oracle P2 ! Démonstration
Sauvegarder une base de données Oracle avec RMAN et Veeam : la pratique
Salut tout le monde et bienvenue dans ce nouvel article ! Après une première vidéo plutôt théorique sur Oracle, place à la pratique. Dans ce billet, je vous emmène avec moi pour réaliser une sauvegarde et une restauration d’une base de données Oracle grâce à RMAN et Veeam, le tout dans un environnement simple et facile à reproduire.
Préparer l’environnement et créer un Protection Group
Pour cette démonstration, je travaille dans un environnement assez basique avec une base de données Oracle et mon serveur Veeam déjà en place. Une fois connecté, je me rends dans la partie Inventory sur la gauche, puis je crée un nouveau Protection Group.
Si vous gérez beaucoup d’ordinateurs, vous pouvez baser votre configuration sur des objets AD ou des fichiers CSV. Dans mon cas, et uniquement pour la démo, je choisis l’option Individual computer que je nomme tout simplement « Oracle ». J’ajoute ensuite mon ordinateur, qui s’appelle OraDB, en renseignant son hostname.
Vient alors le moment d’ajouter les credentials pour y accéder. Dans mon cas, j’utilise un SSH Credential : je renseigne mon login, mon mot de passe et l’Elevate Account, puis je valide. Un petit Test Now me confirme que le serveur est bien résolu et que la connexion SSH fonctionne. Parfait, on peut continuer !
Installer le plugin RMAN sans agent
C’est ici que ça devient intéressant. L’idée n’est pas d’installer un agent, mais bien de mettre en avant la partie RMAN. Je choisis donc l’option Install plugin, configure Oracle RMAN.
D’autres options sont disponibles, comme l’activation de l’auto-update ou le redémarrage automatique. Mais honnêtement, est-ce qu’on a vraiment envie de faire ça en production ? Je ne pense pas. Je fais donc Next et je lance le déploiement.
Veeam va alors déployer tout ce qu’il faut : le package RMAN, l’enregistrement de la base de données, etc. Une fois l’installation terminée, je lance le discovery pour rescanner la base et valider que tout est en ordre. Concrètement, le SSH installe uniquement le deployment service, qui se charge ensuite de la connexion, de la mise en place du data mover, puis de l’envoi du package du plugin RMAN. Et voilà, c’est installé et fonctionnel !
Configurer le job de sauvegarde RMAN
Maintenant, direction la partie Job pour créer une nouvelle sauvegarde de type application Oracle RMAN. Je l’appelle « RMAN Backup » parce qu’on est très très innovant.
Je sélectionne ensuite le serveur à ajouter. Si j’avais plusieurs machines dans mon source group, je pourrais le sélectionner directement, mais ici je choisis simplement ma base de données et mon home.
On peut ensuite choisir son repository et sa rétention, mais le plus intéressant se trouve dans la partie spécifique à RMAN. En allant dans Advanced, je peux configurer le moment du backup level 0 (le full backup) ainsi que le mode utilisé.
Concernant le stockage, je vous recommande d’utiliser la compression RMAN, qui reste l’option la plus optimale. Et grande nouveauté de la version 13 (qu’on a abordée dans la première vidéo) : la possibilité d’activer le chiffrement des sauvegardes. Normalement, cela nécessite des licences entreprise côté RMAN, mais ici c’est directement compris dans Veeam. Vous pouvez donc chiffrer vos backups sans contrainte supplémentaire.
Si vous avez une grosse base de données, vous pouvez aussi ajuster le nombre de channels et le nombre de logs par défaut. Attention toutefois : augmenter le nombre de channels signifie aussi plus de tâches au niveau du repository, donc plus de cœurs nécessaires. C’est un point à prendre en compte à la source comme à la destination.
Gérer le traitement des logs
Pour la partie processing des logs, je dois renseigner des identifiants. Tout à l’heure j’avais utilisé l’utilisateur Linux ; cette fois, je mets l’utilisateur de la base Oracle, avec le groupe OS DBA, qui est obligatoire.
On peut ensuite choisir ce que l’on souhaite faire des logs : les laisser intacts ou les supprimer une fois qu’ils sont sauvegardés, afin d’éviter de surcharger la base de données. On peut également définir le nombre de logs à traiter en parallèle.
Planifier et lancer la sauvegarde
Une fois la configuration terminée, je définis le scheduling. Par défaut, je le planifie tous les jours à 10 heures avec des retries : c’est exactement le même fonctionnement qu’un job VBR classique. J’active ensuite la policy.
Plutôt que d’attendre 10 heures, je lance un Start Backup Now. On peut suivre la progression en bas de l’écran : allocation des channels, sauvegarde des données… et après quelques instants, c’est magique, le backup se termine avec un success !
Pour vérifier, j’ai une session SSH ouverte sur RMAN où je fais un list backup summary. On y retrouve bien tout ce qui a été envoyé, désormais compressé, alors que ce n’était pas le cas auparavant.
Petit rappel utile : on ne peut pas continuer une chaîne de backup déjà existante. Si vous le faites en CLI ou via une console VBR, une nouvelle chaîne sera forcément créée.
Tester la restauration de la base
Faire un backup, c’est bien, mais pouvoir restaurer, c’est encore mieux ! Je me rends donc dans la partie Disk, où mon job apparaît. Je fais un clic droit sur ma base et je choisis Restore.
Cela ouvre le magnifique explorateur Oracle, qui me permet de réaliser un recover point in time. Ma base s’affiche avec son home et l’ensemble de son contenu. Je sélectionne Restore, puis l’option specific point in time pour récupérer ma base de données. Veeam me redemande mes credentials, par sécurité.
Je peux ensuite choisir l’option overwrite pour écraser la base existante. On peut visualiser tous les points de restauration disponibles, en choisir un précis ou prendre le dernier disponible. Une fois le nom du channel d’allocation défini, je lance la restauration.
Toute la base de données va alors être restaurée à partir des backups RMAN stockés sur le serveur Veeam. C’est beau la technologie ! Et après quelques instants, la restauration se termine sans aucune erreur. Mission accomplie !
Conclusion
Et voilà, cette petite démo touche à sa fin : installation du plugin RMAN, configuration d’un backup RMAN et restauration complète, le tout sans aucune compétence RMAN requise. C’est justement tout l’intérêt de cette solution.
Et si votre DBA continue d’utiliser RMAN de son côté, c’est totalement transparent : vos jobs RMAN apparaissent directement ici. Cela vous permet de piloter le bon déroulement des sauvegardes, de restaurer en cas de besoin, et même de réaliser des copies ou d’autres types de restaurations sur d’autres bases de données.
On en a fini pour aujourd’hui. Merci à tous et à très bientôt pour de nouvelles vidéos !